Répondez aux questions pour voir un score.
Choisir ou changer le syndic de votre copropriété
Notez chaque candidat sur les mêmes questions, envoyez à chacun la même demande de devis et conservez les réponses. Gratuit, sans inscription.
Quand les copropriétaires cherchent un syndic
La recherche d’un syndic peut commencer à l’un de ces quatre moments. Chacun appelle une première étape avant de prendre le moindre engagement.
- 1Le contrat arrive à son terme. Le contrat de syndic est conclu pour une durée déterminée et approuvé par une décision expresse de l’assemblée générale (art. 18, VI) : repérez la date de fin dans votre propre contrat. La désignation d’un nouveau syndic est portée à l’ordre du jour d’une assemblée tenue dans les trois mois précédant le terme (art. 18, VII).
- 2Les demandes restent sans réponse ou l’argent est difficile à suivre (à apprécier avec un avocat avant d’agir). Notez trois cas récents, avec dates et montants. Le contrat peut être résilié en cas d’inexécution suffisamment grave (art. 18, VIII), ce qu’il faut apprécier avec un avocat : un dossier daté est plus facile à présenter à l’assemblée générale.
- 3L’immeuble est neuf et le premier syndic a été choisi par le promoteur. Si un syndic provisoire a été désigné par le règlement de copropriété ou par un accord des parties avant la première assemblée générale, il ne peut être maintenu que par une décision de l’assemblée, après mise en concurrence de plusieurs contrats (art. 17). Lisez les documents de remise et le contrat signé par le promoteur.
- 4Le conseil syndical change, ou les copropriétaires veulent quelque chose que le syndic ne propose pas. Décidez d’abord lesquels des huit groupes de la grille comptent le plus pour vous.
La désignation ou la révocation du syndic est adoptée à la majorité des voix de tous les copropriétaires (art. 25, c). Lisez votre contrat et la loi avant de notifier la fin du contrat : les conditions dépendent de sa rédaction, et la loi en fixe certaines (art. 18, VII et VIII).
Notez les candidats
Notez chaque candidat sur chaque question : oui vaut 2 points, en partie 1, non 0. Chaque groupe reçoit la pondération indiquée, pour un total de 100. Le score aide à comparer les candidats. Il ne remplace pas la lecture de l’offre signée.
Habilitations et conformité
Gestion de l’argent
Rapports et gouvernance
Service et réactivité
Préparation de la remise
Indépendance
Transparence tarifaire
Preuves
Résultat
Questions à poser à un syndic
Ce sont les questions que la grille note, regroupées selon ce qu’elles testent. Posez les mêmes à chaque candidat, par écrit, et gardez les réponses.
Habilitations et conformité
- La société et la personne qui gérera votre immeuble détiennent-elles l’autorisation ou l’attestation qui s’applique dans votre cas (le cas échéant), et en montreront-elles le numéro ?
- Le syndic est-il couvert par une assurance de responsabilité civile professionnelle et par une assurance contre les détournements de fonds (fraude, vol), et en montrera-t-il l’attestation ?
- Le syndic est-il membre d’une organisation professionnelle dotée d’un code de déontologie que les copropriétaires peuvent lire ?
Gestion de l’argent
- L’argent de l’immeuble est-il placé sur un compte séparé au nom du syndicat des copropriétaires, sans jamais être mélangé aux fonds propres du syndic ?
- Les copropriétaires peuvent-ils consulter en ligne, à tout moment, le relevé bancaire et la situation de chacun (qui doit quoi) ?
- Le syndic publie-t-il chaque mois, pour les copropriétaires, un état des recettes et des dépenses, dans un délai fixé ?
- Les comptes sont-ils examinés une fois par an par une personne indépendante du syndic ?
Rapports et gouvernance
- Le syndic remet-il à temps le budget annuel et les comptes de l’exercice, sous une forme lisible par un copropriétaire ?
- Le syndic tient-il une archive complète des procès-verbaux et des décisions, que tout copropriétaire peut consulter ?
- Les documents, procès-verbaux et contrats sont-ils conservés dans un portail réservé aux copropriétaires et au conseil syndical, plutôt qu’en pièces jointes d’e-mails ?
- Le syndic permet-il le vote en ligne ou la participation à distance aux assemblées, lorsque la loi l’autorise ?
Service et réactivité
- Un gestionnaire nommément désigné est-il affecté à votre immeuble, et le syndic indique-t-il combien d’immeubles ou de lots cette personne gère ?
- Existe-t-il un remplaçant et un numéro joignable en dehors des heures ouvrées pour les fuites d’eau, les ascenseurs et les pannes de courant ?
- Les demandes sont-elles enregistrées avec un numéro de suivi, et le résident peut-il en voir l’état ?
- Les délais de réponse et de traitement sont-ils communiqués chaque mois au conseil syndical ?
Préparation de la remise
- Le syndic reprendra-t-il les parties communes, les clés et les documents techniques auprès du promoteur ou du syndic précédent, par procès-verbal signé ?
- Le syndic suivra-t-il les défauts et les demandes de garantie jusqu’à leurs échéances, et relancera-t-il le constructeur ?
- Le syndic rassemblera-t-il et conservera-t-il les plans de récolement et le dossier technique de l’immeuble ?
- Les copropriétaires peuvent-ils voir les défauts en cours de traitement, avec leur état ?
Indépendance
- Le syndic déclare-t-il par écrit tout lien de propriété, financier ou familial avec le promoteur, les vendeurs de lots ou les personnes qui décident au nom des copropriétaires ?
- La durée du contrat respecte-t-elle ce que la loi permet, et les copropriétaires peuvent-ils y mettre fin moyennant un préavis, sans pénalité ?
- Le syndic signale-t-il lorsqu’il confie des travaux à des entreprises dans lesquelles le syndic ou le promoteur détient une participation ?
Transparence tarifaire
- Les honoraires sont-ils détaillés et les prestations incluses sont-elles indiquées par écrit ?
- Les frais supplémentaires et la part prélevée sur les gros travaux sont-ils annoncés d’emblée, sans supplément dont le montant reste libre ?
- L’augmentation annuelle est-elle liée à un indice ou à un plafond indiqués, et la charge de travail réelle de l’an dernier est-elle présentée pour que les offres soient comparées à périmètre égal ?
Preuves
- Le syndic peut-il fournir des références d’immeubles de taille et d’âge comparables, et indiquer depuis combien d’années il exerce ?
- Le syndic montrera-t-il en direct ce que les copropriétaires et les résidents voient réellement ?
- Le syndic peut-il indiquer combien de copropriétaires utilisent réellement le paiement en ligne et l’application ?
Deux à ajouter à la fin
- Lesquels de ces engagements accepterez-vous d’inscrire dans le contrat ?
- Lesquels de vos clients actuels pouvons-nous appeler ?
Modèle de demande de devis à un syndic
Une demande de devis place tous les candidats sur un pied d’égalité. Celle-ci reprend les questions de la grille, un tableau d’honoraires, les pondérations et une déclaration d’indépendance. Envoyez le même fichier à trois syndics au moins.
Remplacer le syndic : les étapes
Ces étapes suivent les passages lus de la loi du 10 juillet 1965. Elles partent du contrat et de sa date de fin, et vont jusqu’à la remise des dossiers au nouveau syndic.
- 1
Relisez le contrat et sa durée
Le contrat de syndic est conclu pour une durée déterminée et approuvé par une décision expresse de l’assemblée générale (art. 18, VI). Repérez-y la date de fin et ce qu’il dit de sa résiliation.
- 2
Inscrivez la question à l’ordre du jour avant le terme
Lorsqu’une partie ne souhaite pas conclure un nouveau contrat avec le même cocontractant, il peut y être mis fin sans indemnité. Les questions de la désignation d’un nouveau syndic et de la fixation d’une date anticipée de fin de contrat sont portées à l’ordre du jour d’une assemblée générale tenue dans les trois mois précédant le terme. Si l’initiative vient du syndic, il informe le conseil syndical de son intention au plus tard trois mois avant cette assemblée (art. 18, VII).
- 3
Mettez plusieurs contrats en concurrence
Le conseil syndical met en concurrence plusieurs projets de contrats avant la désignation d’un syndic professionnel, selon le contrat type que la loi mentionne (son contenu n’est pas décrit ici), sans que cette formalité soit prescrite à peine d’irrégularité de la décision. Il peut en être dispensé par une décision votée à la majorité des voix de tous les copropriétaires, demandée à l’ordre du jour de l’assemblée précédente. Sans conseil syndical, la mise en concurrence n’est pas obligatoire. Le conseil peut aussi donner un avis écrit sur tout projet de contrat, joint à la convocation, et un copropriétaire peut demander au syndic d’inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée appelée à désigner le syndic l’examen de projets de contrat qu’il communique (art. 21).
- 4
Faites voter la désignation
La désignation ou la révocation du syndic est adoptée à la majorité des voix de tous les copropriétaires (art. 25, c). L’assemblée désigne le nouveau syndic et fixe les dates de fin du contrat en cours et de prise d’effet du nouveau, au plus tôt un jour franc après l’assemblée (art. 18, VII). Si le syndicat n’a pas de syndic, tout copropriétaire peut convoquer l’assemblée pour en nommer un ; à défaut de nomination, le président du tribunal judiciaire désigne le syndic à la requête d’un ou plusieurs copropriétaires, du maire ou du président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d’habitat (art. 17).
- 5
En cas de manquement grave du syndic
Le contrat peut être résilié par une partie en cas d’inexécution suffisamment grave de l’autre partie. Quand le conseil syndical en est à l’initiative, il notifie au syndic une demande motivée d’inscription de la question à l’ordre du jour de la prochaine assemblée, en précisant les inexécutions reprochées. Le syndic convoque l’assemblée dans un délai de deux mois à compter de la première présentation d’une lettre recommandée du président du conseil syndical ; à défaut, ce président est habilité à la convoquer (art. 18, VIII).
- 6
Organisez la remise des dossiers
L’ancien syndic remet au nouveau, dans le délai de quinze jours à compter de la cessation de ses fonctions, la situation de trésorerie, les références des comptes bancaires du syndicat et les coordonnées de la banque. Il remet, dans le délai d’un mois à compter de la même date, l’ensemble des documents et archives du syndicat ainsi que, le cas échéant, les documents dématérialisés, ces derniers dans un format téléchargeable et imprimable. Il fournit enfin, dans le délai de deux mois suivant l’expiration du délai précédent, l’état des comptes des copropriétaires et celui des comptes du syndicat, après apurement et clôture. Après une mise en demeure restée infructueuse, le nouveau syndic ou le président du conseil syndical peut demander au président du tribunal judiciaire, en référé, d’ordonner la remise sous astreinte (art. 18-2).
- 7
Contestez une décision, si besoin
Les copropriétaires opposants ou défaillants ont un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal d’assemblée, sans ses annexes, pour contester une décision, à peine de déchéance. Cette notification est réalisée par le syndic dans le délai d’un mois à compter de la tenue de l’assemblée (art. 42).
Ce sont des extraits de la loi, pas un conseil juridique. Les autres articles, les décrets et votre règlement de copropriété ne sont pas décrits ici. Faites vérifier par un avocat ou un notaire tout ce sur quoi vous comptez agir.
Pourquoi la grille interroge sur l’accès en ligne
Sept des questions portent sur ce que les copropriétaires peuvent consulter ou faire en ligne : relevés, documents, suivi d’une demande ou vote. Ce n’est pas un argument commercial. Lorsque le syndic est un syndic professionnel, la loi lui impose de proposer un accès en ligne sécurisé aux documents dématérialisés relatifs à la gestion de l’immeuble ou des lots gérés, sauf décision contraire de l’assemblée générale prise à la majorité de l’article 25 (art. 18, I). Les passages lus ne disent ni quels documents y figurent ni si le vote en ligne est permis. Un syndic qui offre ces services peut alléger la charge du conseil syndical ; en leur absence, celui-ci doit souvent assurer davantage de suivi. Les questions numériques sont désactivées au départ et comptent pour la moitié d’une question de base quand vous les activez.
Unitify met ces outils à la disposition des syndics.
Sources juridiques
Chaque énoncé juridique de cette page provient du texte de la loi lui-même. Les citations sont reprises mot pour mot.
Afficher toutes les citations (32)
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 17, alinéa 1 (décisions de l’assemblée générale)
Les décisions du syndicat sont prises en assemblée générale des copropriétaires ; leur exécution est confiée à un syndic placé éventuellement sous le contrôle d'un conseil syndical.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 17, alinéa 2 (syndic provisoire)
Dans les cas où, avant la réunion de la première assemblée générale suivant la mise en copropriété, un syndic provisoire a été désigné par le règlement de copropriété ou par tout autre accord des parties, ce syndic ne peut être maintenu que par décision de l'assemblée générale, après mise en concurrence préalable de plusieurs contrats de syndics effectuée par le conseil syndical, s'il en existe un, ou les copropriétaires.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 17, alinéa 3 (désignation par le tribunal)
A défaut de nomination du syndic par l'assemblée générale des copropriétaires convoquée à cet effet, le syndic est désigné par le président du tribunal judiciaire saisi à la requête d'un ou plusieurs copropriétaires, du maire de la commune ou du président de l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d'habitat du lieu de situation de l'immeuble.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 17, alinéa 4 (copropriété sans syndic)
Dans tous les autres cas où le syndicat est dépourvu de syndic, l'assemblée générale des copropriétaires peut être convoquée par tout copropriétaire, aux fins de nommer un syndic.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18, I (accès en ligne)
de proposer, lorsque le syndic est un syndic professionnel, un accès en ligne sécurisé aux documents dématérialisés relatifs à la gestion de l'immeuble ou des lots gérés, sauf décision contraire de l'assemblée générale prise à la majorité de l'article 25 de la présente loi.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18, I (accès différencié)
Cet accès est différencié selon la nature des documents mis à la disposition des membres du syndicat de copropriétaires ou de ceux du conseil syndical.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18, II (compte séparé)
d'ouvrir, dans l'établissement bancaire qu'il choisit, un compte séparé au nom du syndicat, sur lequel sont versées sans délai toutes les sommes ou valeurs reçues au nom ou pour le compte du syndicat.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18, II (relevés au conseil syndical)
Le syndic met à disposition du conseil syndical une copie des relevés périodiques du compte, dès réception de ceux-ci ;
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18, VI (durée du contrat)
Le contrat de syndic est conclu pour une durée déterminée. Il est approuvé par une décision expresse de l'assemblée générale.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18, VII (fin sans indemnité)
Lorsqu'une partie ne souhaite pas conclure un nouveau contrat de syndic avec le même cocontractant, il peut y être mis fin sans indemnité, dans les conditions suivantes.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18, VII (assemblée avant le terme)
Les questions de la désignation d'un nouveau syndic ainsi que de la fixation d'une date anticipée de fin de contrat sont portées à l'ordre du jour d'une assemblée générale tenue dans les trois mois précédant le terme du contrat. Lorsque l'initiative émane du syndic, celui-ci informe le conseil syndical de son intention de ne pas conclure un nouveau contrat au plus tard trois mois avant la tenue de cette assemblée générale.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18, VII (désignation et dates)
L'assemblée générale désigne un nouveau syndic et fixe les dates de fin du contrat en cours et de prise d'effet du nouveau contrat, qui interviennent au plus tôt un jour franc après la tenue de cette assemblée.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18, VIII (résiliation pour inexécution)
Le contrat de syndic peut être résilié par une partie en cas d'inexécution suffisamment grave de l'autre partie.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18, VIII (demande motivée)
Lorsque le conseil syndical est à l'initiative de la résiliation du contrat, il notifie au syndic une demande motivée d'inscription de cette question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale, en précisant la ou les inexécutions qui lui sont reprochées.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18, VIII (convocation sous deux mois)
Le syndic est tenu de convoquer une assemblée générale dans un délai de deux mois à compter de la première présentation d'une lettre recommandée, lorsque le président du conseil syndical en fait la demande. A défaut, le président du conseil syndical est habilité à la convoquer.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18, VIII (décision de l'assemblée)
L'assemblée générale se prononce sur la question de la résiliation du contrat et, le cas échéant, fixe sa date de prise d'effet au plus tôt un jour franc après la tenue de cette assemblée.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18-2, alinéa 1 (quinze jours)
En cas de changement de syndic, l'ancien syndic est tenu de remettre au nouveau syndic, dans le délai de quinze jours à compter de la cessation de ses fonctions, la situation de trésorerie, les références des comptes bancaires du syndicat et les coordonnées de la banque.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18-2, alinéa 1 (un mois)
Il remet, dans le délai d'un mois à compter de la même date, l'ensemble des documents et archives du syndicat ainsi que, le cas échéant, l'ensemble des documents dématérialisés relatifs à la gestion de l'immeuble ou aux lots gérés mentionnés à l'avant-dernier alinéa du I de l'article 18, dans un format téléchargeable et imprimable.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18-2, alinéa 2 (deux mois)
Dans le délai de deux mois suivant l'expiration du délai mentionné ci-dessus, l'ancien syndic est tenu de fournir au nouveau syndic l'état des comptes des copropriétaires ainsi que celui des comptes du syndicat, après apurement et clôture.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 18-2, alinéa 3 (référé)
Après mise en demeure restée infructueuse, le syndic nouvellement désigné ou le président du conseil syndical pourra demander au président du tribunal judiciaire statuant en référé, d'ordonner sous astreinte la remise des pièces, informations et documents dématérialisés mentionnés aux deux premiers alinéas ainsi que le versement des intérêts provisionnels dus à compter de la mise en demeure, sans préjudice de toute provision à valoir sur dommages et intérêts.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 21 (rôle du conseil syndical)
Dans tout syndicat de copropriétaires, un conseil syndical assiste le syndic et contrôle sa gestion.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 21 (mise en concurrence)
En vue de l'information de l'assemblée générale appelée à se prononcer sur la désignation d'un syndic professionnel et sans que cette formalité ne soit prescrite à peine d'irrégularité de la décision de désignation du syndic, le conseil syndical met en concurrence plusieurs projets de contrats de syndic, établis conformément au contrat type mentionné à l'article 18-1-A et accompagnés de la fiche d'information mentionnée au même article.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 21 (dispense de mise en concurrence)
Le conseil syndical peut être dispensé de mise en concurrence par décision votée à la majorité des voix de tous les copropriétaires. A cette fin, il fait inscrire la demande à l'ordre du jour de l'assemblée générale précédente.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 21 (projet communiqué par un copropriétaire)
Dans tous les cas, un copropriétaire peut demander au syndic d'inscrire à l'ordre du jour de l'assemblée générale, appelée à se prononcer sur la désignation du syndic, l'examen de projets de contrat de syndic qu'il communique à cet effet.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 21 (avis écrit du conseil syndical)
Le conseil syndical peut se prononcer, par un avis écrit, sur tout projet de contrat de syndic. Si un tel avis est émis, il est joint à la convocation de l'assemblée générale, concomitamment avec les projets de contrat concernés.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 21 (sans conseil syndical)
Lorsque la copropriété n'a pas institué de conseil syndical, la mise en concurrence n'est pas obligatoire.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 21 (accès aux pièces)
Le conseil syndical peut prendre connaissance, et copie, à sa demande, et après en avoir donné avis au syndic, de toutes pièces ou documents, correspondances ou registres se rapportant à la gestion du syndic et, d'une manière générale, à l'administration de la copropriété. En cas d'absence de transmission de ces pièces, au-delà d'un délai d'un mois à compter de la demande du conseil syndical, des pénalités par jour de retard, dont le montant est fixé par décret, sont imputées sur la rémunération forfaitaire annuelle du syndic.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 21 (communication de tout document)
Il reçoit sur sa demande, communication de tout document intéressant le syndicat.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 21 (incompatibilités)
Le syndic, ses préposés, leurs conjoints, leurs partenaires liés à eux par un pacte civil de solidarité, leurs concubins, leurs ascendants ou descendants, leurs parents en ligne collatérale jusqu'au deuxième degré, même s'ils sont copropriétaires, associés ou acquéreurs à terme, ne peuvent être membres du conseil syndical. Les dispositions du présent alinéa ne sont pas applicables aux syndicats gérés par des syndics non professionnels.
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 25 (majorité de tous les copropriétaires)
Ne sont adoptées qu'à la majorité des voix de tous les copropriétaires les décisions concernant :
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 25, c) (désignation ou révocation du syndic)
c) La désignation ou la révocation du ou des syndics et des membres du conseil syndical ;
- Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, art. 42, alinéa 1 (contestation)
Les actions en contestation des décisions des assemblées générales doivent, à peine de déchéance, être introduites par les copropriétaires opposants ou défaillants dans un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal d'assemblée, sans ses annexes. Cette notification est réalisée par le syndic dans le délai d'un mois à compter de la tenue de l'assemblée générale.
Choisir un syndic : les questions
Combien de syndics faut-il consulter ?
La loi parle de « plusieurs projets de contrats » mis en concurrence par le conseil syndical (art. 21) et, dans les passages lus, ne fixe pas de nombre. Bonne pratique : au moins trois. Vous obtenez une fourchette de prix et vous voyez qui répond aux questions difficiles. La grille en compare jusqu’à trois côte à côte.
Les honoraires les plus bas font-ils la meilleure offre ?
Pas à eux seuls. Comparez les honoraires avec ce qui est inclus, les suppléments, la part prélevée sur les gros travaux et l’augmentation annuelle. C’est pourquoi la transparence tarifaire forme un groupe à part dans le score.
Les copropriétaires peuvent-ils remplacer le syndic ?
Oui, par une décision de l’assemblée générale. Les décisions du syndicat sont prises en assemblée générale (art. 17) et la désignation ou la révocation du syndic est adoptée à la majorité des voix de tous les copropriétaires (art. 25, c). Le contrat prend fin à son terme (art. 18, VII) ou peut être résilié en cas d’inexécution suffisamment grave (art. 18, VIII). Un copropriétaire peut demander au syndic d’inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée appelée à désigner le syndic l’examen de projets de contrat qu’il communique (art. 21). Les étapes sont dans la section « Remplacer le syndic : les étapes ».
Un syndic a-t-il besoin d’une autorisation ou d’une inscription ?
Les passages lus de la loi du 10 juillet 1965 ne le disent pas. Demandez à chaque candidat la preuve de l’autorisation, de l’inscription ou de la carte éventuellement exigée, et vérifiez-la auprès de l’organisme qui la délivre.
Que peut faire le conseil syndical face au syndic ?
Il assiste le syndic et contrôle sa gestion (art. 21). Il peut prendre connaissance et copie, après en avoir donné avis au syndic, de toutes pièces ou documents se rapportant à la gestion du syndic ; faute de transmission au-delà d’un mois à compter de sa demande, des pénalités par jour de retard, dont le montant est fixé par décret, sont imputées sur la rémunération forfaitaire annuelle du syndic (art. 21). Le syndic, ses préposés, leurs conjoints, leurs partenaires liés à eux par un pacte civil de solidarité, leurs concubins, leurs ascendants ou descendants et leurs parents en ligne collatérale jusqu’au deuxième degré ne peuvent pas en être membres, sauf pour les syndicats gérés par des syndics non professionnels (art. 21).
Que deviennent les réponses que je saisis ?
Rien ne quitte votre navigateur. Le score est calculé sur la page et conservé uniquement pour l’onglet.
Est-ce un conseil juridique ?
Non. Ce sont des informations générales, tirées d’extraits de la loi du 10 juillet 1965. Les lois changent, et votre contrat et votre règlement de copropriété comptent : faites donc vérifier par un avocat ou un notaire tout ce sur quoi vous comptez agir.
Pour aller plus loin
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